Paul Ariès : « en finir avec la société du toujours plus »

Sur une idée de Stanilas Jourdan , nous avons retranscrit un interview récent de Paul Ariès. Je vous donne le lien, c’est là :

http://www.tetedequenelle.fr/2010/08/paul-aries-decroissance/?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+tetedequenelle+%28T%C3%AAte+de+Quenelle+!%29

N’hésitez pas à commenter, j’irai sous peu …

Nom de nom, le client est roi, ne l’oublions pas ! Roi des cons !

Le problème du marketing n’est pas qu’il soit présent, c’est qu’il tend à devenir est omniprésent et s’empare de toutes les créations, notamment sur le web (2.0, géotagging, réalité augmentée, etc …), mais pas que (pense à des installations publicitaires calquées sur le mode des installations artistiques et que ceux qui ne connaissent pas cet art là, s’exclament de « ah quel génie, superbe cette pub en plein aéroport »_ pense à la voiture de je sais plus quelle marque mise dans un terrarium avec plein de serpents_, etc).

Par cette présence massive, la publicité nous dissimule les enjeux importants de notre génération. Changer de modes de production, respectueux de l’environnement (oh zut, j’ai l’impression de parler greenwashing comme EDF, c’est ça aussi l’omniprésence, s’emparer des enjeux de la société, détourner le langage politique, du coup les mots n’on plus de sens), changer de modes de management, c’est-à-dire supprimer l’esclavage et la prolétarisation du travail, changer de modes de relations client, c’est-à-dire supprimer le consommateur qui dévore les produits, donc la planète et les âmes,  changer …

Mais voilà, nous, pauvres clients, sommes perdus et à chaque acte d’achat, il est bien difficile de savoir, si oui ou non, c’est du lard ou du cochon … Surtout, surtout dans les produits technologiques, ceux qui sont censés changer la planète, le 2.0 tout ça, … entre les déchets polluants, les esclaves d’Asie, … ouh lou lou … et moi la première, j’en veux de ces machines, j’en ai même besoin, je crois bien, alors je peux toujours parler, aïe, mes actes ne suivent pas.  Nous sommes vraiment empêtrés.

Aparté : pour moi l’économie de l’immatériel, c’est du bullshit, tant que ne sont pas pris en compte les changements nécessaires décrits plus haut, tant qu’une seule puce se retrouvera dans des montagnes de détritus rendant malades des enfants qui les trient, tant que des manœuvres sous-payés, entassés à travailler des heures et des heures pour fabriquer des IPad par exemple, se suicideront même … Bullshit !

Mais revenons aux moutons, à nous quoi, acheteurs décérébrés. Il y a longtemps déjà que la pub s’est emparée de nos « révolutions », comme Hollywood Chewing-gum et ses hippies heureux et libres des années 70.

Alors la révolution Internet, même s’ils ont mis du temps, ça y est, on y est, sont partout … (la fille parano qui voit des pubards et des marketeux vicieux partout, ha ha ha ) …  Je me fous de moi là, mais, mais, l’échelle est toute autre par rapport à la télé ou au papier et le ciblage massif est bien utilisé. Et au lieu de profiter (sauf quelques entreprises) du formidable atout d’un client contributeur et co-responsable avec qui il va pouvoir interagir pour améliorer ses produits en tout sens … heu, là, je dois être en pleine utopie … il est où ce client ? Elle est où cette entreprise ?

Parce que franchement, par exemple, Steve Jobs et sa secte d’adorateur, il en est où avec ça (l’écologie, toussa)? Je ne crois pas vraiment  au client qui va faire changer l’entreprise, dans des communautés dédiées, tout simplement parce que l’entreprise ne veut pas changer. Tant que ça marche, pourquoi changer ?

La révolution, elle est mangée au fur et à mesure, grignotée à l’intérieur de nos esprits. Ce que nous voulons, c’est rire et jouer, des rires et des chants … Alors, ça marche, des pubs qui font LOL et des cadeaux à gagner. Bonux !

Attention #jeudiconfession ! Lors de mes études, il y a plus de 20 ans #jesuisvieux, j’ai fait plusieurs jobs, mais il y en a un qui m’a marqué, c’était télévendeuse pour le Nouvel Obs, oui, je dis la marque, je ne leur dois rien, aucune fidélité et puis je ne crois pas retravailler pour eux un jour … et puis même … on s’appelait tous Dominique Dumas, prénom interchangeable pour fille et garçon, enfermés dans des cages de verre, une bonne dizaine par cage dans l’endroit dédié au télémarketing toutes marques confondues ( et on pouvait fumer à l’époque, je vous dis pas, même moi fumeuse, j’étouffais) et nous appelions au téléphone les vilains clients qui s’étaient désabonnés du journal.

« Bonjour Mr Duchmol, Dominique Dumas à l’appareil, vous venez de gagner une magnifique cafetière, magnifique ! Si, si, oui, oui, c’est vrai … Le Nouvel Observateur vous offre cet incroyable cadeau avec votre abonnement … »

Et je vous dis pas, ça marche ! Oui, ils étaient tout contents avec leur cafetière ! Mais pourquoi je raconte ça, ben, parce que c’est toujours pareil. Prenez Foursquare, oh punaise, je viens d’avoir une pizza gratuite chez Domino’s, oh, yeah, j’ai mon café offert chez Starbucks, je suis le mayor des mayor … c’est pas beau ça !

Entre la pub qui fait rigoler bêtement, qu’est-ce qu’ils sont créatifs quand même et que l’on buzze, la pub qui fait genre art décadent et révolutionnaire, qu’est-ce qu’ils sont créatifs quand même et que l’on buzze, la pub qui fait des jeux de mots, qu’est-ce qu’ils sont créatifs quand même et que l’on buzze, (Culture Pub M6 a bien fait son travail) et le cadeau gagnant, qu’est-ce qu’ils sont sympas et qu’on s’empresse de buzzer pour faire profiter les potes,  on y est jusqu’au cou, enfoncé, même plus la tête qui dépasse.  Parce que si les amis de mes amis l’aiment cette marque, ben moi aussi, mimétisme, bêtise. On l’aime parce que c’est rigolo, c’est sympa, ils offrent des cadeaux, et tant pis si je suis pistée partout où je vais. Surtout ne pas réfléchir, surtout ne pas se demander comment est fabriqué le produit, surtout ne rien changer, c’est tellement confortable. Manquerait plus que ça, après une journée de boulot ou de chômage actif, se poser des questions, laissez-nous profiter du dernier écran plat, celui qui n’a pas été remboursé à cause de Paul Le Poulpe. Le social marketing dépasse les espoirs les plus fous de tous les marketeux du monde.  Des hommes et des femmes sandwich partout sur le web, c’est pas génial ça ? Et dans la rue aussi, ça continue de plus belle,  les signes extérieurs de richesse, des femmes et des hommes sandwichs  avec les marques bien visibles des vêtements.

Bien confus, tout ça, j’espère que vous avez suivi mes digressions, parce que là où je veux en venir, c’est, comment on fait pour dire stop !

Je n’y crois pas trop à la fameuse subite prise de conscience des consommateurs clients. Franchement, je n’en vois pas l’ombre d’un bout de l’ombre. Avant que le marketing s’empare du web, j’y croyais un peu, mais là, hum … Parce que franchement, ça marche bien, tout ça, rien ne s’effondre, les délocalisations à bas coût ont tellement réduits les coûts des produits qu’on peut balancer un max de la marge dans le marketing. Mais faut pas croire, je ne suis pas contre le marketing, qui est le moyen de se faire connaître et de vendre le produit, quand c’est fait avec respect et honnêteté …

En fait, le big problème, c’est que nous manquons d’entreprises vertueuses, tellement embrigadée s dans le profit à tout prix, qu’elles ne voient plus les dégâts collatéraux, la bêtise érigée en art de vivre sous une surveillance étroite de toutes nos pensées de tous nos actes d’achat. Elles trouvent cela formidable, ce client si sympa qui parle d’elles (et même en mal, il parle d’elles) et le client, il est si content d’avoir un rapport si privilégié avec la marque, rendez-vous compte, il a eu un cadeau lui !  Du coup, plus personne ne se demande si  c’est bénéfique à notre humanité. Il faut attendre une catastrophe, genre BP, pour penser, ah la la, ce pétrole quand même, ça pollue, c’est pas bien, et hop, on va remplir le réservoir !

Nous sommes tous dans le même wagon, au creux de nos contradictions, car oui, j’exagère, je sais bien que pleins de gens sont malheureux, savent pas pourquoi, mais ils ne sont pas bien. Ils font un boulot qui participe à cette bêtise générale qui nous tue et en plus ils consomment les produits qui nous tuent. Certains ont des lueurs, comme moi, et alors, on peut être encore plus mal, mais comment on fait pour le stop ! Ou alors, on accepte nos contradictions, quand vraiment on ne peut pas faire autrement (l’essence dans la voiture) et et et … ben, je ne sais pas.

Le diagnostic est maintenant posé par plein de monde, la littérature et les discours sont disponibles partout : la publicité et le marketing sont les bras armés de ce système qui nous engloutit. Mais la solution elle est où ?

Des stages de rééducation de consommateurs ? mouarf

Parce que pour le reste, et bien tant que ça marche la pub fun, qui fait lol, qui donne des cadeaux, je ne vois pas pourquoi ils ( ils, étant les entreprises et leur comm) changeraient.

Je ne voulais pas l’autre jour publier cet article, car je le trouvais trop pessimiste, je voulais finir sur une note positive, genre, tous les clients du monde vont se donner la main et faire changer les entreprises, mais le doute s’est emparé du corps du texte ! Du coup, j’ai changé aussi le titre !

Et comment on fait stop ??? Je reviendrai en parler quand j’aurai la solution ;-)

Tiens, je finis, avec un de mes tweet  du jour : « Réduire l’entreprise à une marque, voilà l’erreur, ce n’est que la pointe visible de l’iceberg. »

Lettre de motivation

Cher Monsieur Orange,

je viens de lire dans le journal que vous allez recruter 10 000 personnes pour la période 2010 – 2012, et que vous voulez « remettre l’humain au coeur » de France Telecom.
C’est pourquoi, je vous écris ce jour pour postuler le plus rapidement possible, en effet, votre programme intitulé « Conquêtes 2015″ suscite chez moi un sentiment de motivation extrême. Je suis prête à relever ce jouissif challenge.

Je sens se relever « mon souffle, cette envie d’aller de l’avant », conquérir 5 % de l’humanité, vous vous rendez compte, 5% de l’humanité transformé en clients, quelle aventure palpitante, enfin, l’humain au coeur de votre entreprise, enfin, une politique coloniale managériale ambitieuse !

Cher Monsieur Orange, vous trouverez en pièce jointe mon CV, où je fais mention d’ailleurs de l’idée que j’avais eue dans une précédente entreprise de calculer les clients en % de l’humanité. Le directeur n’avait pas trouvé cela de bon goût et j’avais été mise au placard. Voyez, comme certaines entreprises sont rétrogrades. Avec vous, j’en suis certaine, nous irons loin, à la conquête de l’humanité dans une rilance joyeuse. J’ai encore le coeur tout retourné par votre message lue dans la presse et j’attends avec impatience un rendez-vous où je pourrais vous démontrer tout l’humain que j’ai dans le coeur.

Sincères salutations d’humain à humain

Into the Heart of the Mandelbulb

Patrick Sébastien : Une révolte, pas une révolution / le D.A.R.D. droit au respect et à la dignité

Mise à jour du 17 juin 2010 :

Bye bye le DARD

résultat de l’arrêt de P. Sébastien : le citoyen n’est pas capable, Internet c’est de la merde … Bravo, joli coup réussi !

… faut dire, comme me disait un ami, avec un nom pareil …

Mais, suite à lecture sur Agoravox, Patrick Sébastien a-t-il été menacé ?

Mise à jour du 24 mai 2010 :

On dirait que mes craintes formulées dans l’article ci-dessous s’avèrent vraies.  J’ai posté un commentaire sur le site plutôt sympa avec lien vers cet article. Il n’a pas passé la modération. J’ai ensuite écrit un mail le 15 mai et pas de réponse. Ils sont donc, soit très surchargés, soit très mal organisés, soit … ???

Je viens d’aller lire quelques commentaires sur leur site ( voyez, je dis leur site, impossible de s’y sentir chez soi), et c’est bien, il y a des choses intéressantes, d’autres affreuses, mais les gens s’expriment au moins. Mais qui décide des sésames ?

Je ne vois pas comment Patrick Sébastien et son équipe (ils sont combien, c’est qui ???) comptent progresser s’il n’y a pas un minimum de partage, d’apprentissage, de collaboration quoi … En tout cas, on ne voit rien venir sur le site (le système de commentaire n’est pas pratique du tout pour échanger). Encore dommage, si les choses restent en l’état. Et des animateurs de communauté, y-ont-ils pensé ? Je m’arrête là dans ma critique négative (j’aurai d’autres choses à dire) car je ne veux pas porter ombrage à ce mouvement qui part d’une très bonne intention. Il est possible que ce soit juste une histoire de site mal conçu pour ces échanges, ils ne savent pas faire. Bonne chance à eux ! Je me contenterai de suivre de loin …

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Je viens de lire ce livre avec assez d’enthousiasme je dois dire. Je n’ai jamais vu, ni écouté Patrick Sébastien parler du D.A.R.D. à la télé. C’est un ami qui m’en a parlé. Après avoir survolé le site et tenter de comprendre le principe, j’ai téléchargé  les extraits du manifeste, parcouru rapidement et trouvé cela intéressant.

Et ma première idée, je vous le donne en mille, c’est bien sûr, quoi de mieux qu’un personnage médiatique et populaire pour peut-être faire passer l’idée du revenu de vie dans la population ! (http://appelpourlerevenudevie.org/)

Je m’empresse d’en parler dans Twitter et bien sûr @galuel et @OlivierAuber avaient déjà mis leur contribution sur le site. J’ai dû zapper à ce moment là … ;-) Mais pas facile de retrouver cette proposition,  enfouie au milieu de tant d’autres … Et puis, je passe à autre chose, me promettant de revenir m’inscrire sur le site prochainement pour voir plus clair.

Et, oh hasard, un membre de ma famille ayant vu P. Sébastien à la télé a acheté le livre et me le passe ! (mais je l’aurai acheté de toute façon)

Ce que j’ai le plus retenu du livre pourrait se résumer en cette formule « Parce qu’on ne peut pas « sauver sa gueule » tout seul.» (p.74)

On comprend rapidement que P. Sébastien est sincère. Comme beaucoup parmi nous, il ressent une urgence à agir avant que des évènements violents voient le jour.  Et je suppose que s’il s’est décidé à créer le D.A.R.D., c’est qu’on ne peut plus rester sans rien faire quand on a compris et intégré que la rencontre avec le mur va être très dommageable pour tous.  Il a donc agi et rien que pour cela, bravo, surtout pour un homme de télé, chaudement récompensé  par son travail, il pourrait très bien se mettre un voile sur les yeux.  Il s’explique beaucoup dans son livre sur cet engagement, il a envisagé d’avance toutes les critiques, tous les coups bas possibles, toutes les objections.  C’est compréhensible, pas facile quand on est médiatisé comme lui … mais il a l’air de bien gérer le truc.

« Le pouvoir de l’amour est plus fort que l’amour du pouvoir » nous dit-il. Peut-être qu’un caillou dans la mare, mais tant pis, tentons l’utopie !

Patrick Sébastien nous parle simplement, avec un langage clair et accessible au plus grand nombre. Ce qu’il nous dit doit sûrement résonner chez nombre de personnes. Dans son livre, il nous pousse par tous les moyens à sortir de l’apathie et de l’inaction, à moins que nous désirions continuer à « accepter l’inacceptable ».

Il pose un diagnostic plutôt bon et sans mettre de gants : des riches de plus en plus riches et cyniques, les autres, moutons, résignés, n’osant plus bouger pour ne pas tomber plus bas et manipulés par les médias pour être de bons consommateurs. Et le repli sur soi, la solitude, et l’indifférence aux autres qui suit  obligatoirement.  Il fustige les personnalités sans éthique et qui  ne font pas modèles, « la réussite, d’accord, mais pas à n’importe quel prix ».

Dans l’urgence d’agir, il met en avant notre responsabilité commune du désespoir des autres. Comment pouvons-nous nous indigner du sort des autres et rester nous-mêmes les bras ballants, indifférents à la souffrance proche qui nous entoure ?

« Notre complaisance envers les « saloperies » établies est non seulement coupable,  mais complice. » P. Sébastien utilise des formules simples et frappantes. « Pourquoi est-il urgent d’agir ? Parce qu’il est assassin d’attendre. »

P. Sébastien ne veut pas être élu et souhaite agir hors de tout parti politique. Il analyse très bien, à mon sens, les motivations des élus et le piège des élections. Il ne jette pas la pierre et reconnaît leur travail, mais agir en dehors des « luttes de partis » lui semble la bonne solution, moi aussi ! Il conçoit le D.A.R.D. hors des partis, mais pour faire pression sur les partis. Le « peuple doit leur dire » :

-« Vous voulez le pouvoir ? On ne vous le donne pas, on vous le prête. Et si le respect et la dignité de l’être humain ne sont pas la priorité absolue de vos décisions, nous vous le reprendrons. »

« Pourquoi nos silences sont-ils coupables ? » Il critique le luxe et les débats stériles des dirigeants médiatisés, ce n’est plus acceptable tant que d’autres meurent d’indifférence. Et nous devant nos télés, nous restons spectateurs de cette sordide mise en scène bien réelle.

Il fustige le « oui mais » qu’on rétorque, dès  qu’on veut faire bouger les choses. « Nos indignations restent coincées aux bars, aux tables des cuisines familiales ou des restaurants, aux machines à cafés. Et dès qu’il est question d’agir vraiment, le « oui mais » » rapplique et renvoie chacun à son train-train. »

« oui, mais j’ai ma vie  … oui, mais c’est trop difficile  … et surtout, oui, mais tu ne connais pas les gens, ils sont comme ça, ils bougeront pas ! Mais, putain les gens c’est nous ! » (oh, j’aurai pu écrire la même chose, texto )

Et cette télé qui nous assoupit. Il fait alors appel aux médias menteurs qui nous désinforment. Et si tous mettaient un peu d’éthique dans leur métier ? La peur d’être viré, ok, mais s’ils le font en grand nombre, ils vireront tout le monde ??? Oui, Patrick Sébastien s’en prend à la télévision, à la presse, osé de sa part, que vont-ils lui répondre ?

Il parle de moraliser l’argent, que l’argent ne soit plus le but ultime dans nos vies. Pour ceux qui en ont assez (d’argent), il demande de ne pas vouloir plus et de regarder vers le bas plutôt que vers le haut. Le D.A.R.D espère obtenir des changements politiques pour que les « très très riches » payent pour les « très très pauvres ». Au moins c’est clair ! Il fait 6 propositions qu’on retrouve sur le site du D.A.R.D. … Propositions à discuter, à débattre …

Il nous offre ensuite son point de vue sur le système social et sur « l’assostanat » où des associations pensent plus à elles qu’à eux.  Il nous parle de justice à deux vitesses, la petite délinquance et celle des cols blancs, et de cette indifférence qui tue.

« Nous en sommes là. De plus en plus isolés, n’osant presque plus ni appeler au secours, ni secourir hors du petit cercle des amis ou de la famille. Et encore, même ce cercle là se réduit. Nous avançons seuls avec un souci permanent « sauver sa gueule ». C’est le plus imbécile des égoïsmes. Le plus absurde. Parce qu’on ne peut pas « sauver sa gueule » tout seul. »

La première mission du D.A.R.D., c’est le « combat contre l’indifférence », en chacun de nous d’abord, puis « par le chantage au bulletin de vote » afin de « reconsidérer la justice à deux vitesses ».

Il insiste dans tout le livre sur cette notion essentielle d’un travail sur soi-même, sur la nécessité de s’améliorer. Il a complètement raison. Rien ne pourra se faire sans cette prise de conscience pour que nos propres pensées et actes soient modifiés. Et d’ « arrêter de nous mentir » à nous-mêmes pour avoir plus d’indulgence envers les autres. Personne n’est parfait.

Il nous explique également sa vision de la France parcellée et comment « tenter de remboîter les pièces du puzzle ». Ensuite, il consacre un chapitre à l’ « amour universel », si, il utilise bien cette expression, oui, oui, oui … Et il clôture sa série des pourquoi, titres de chacun de ses chapitres, sur « pourquoi il faut y croire », où il s’explique particulièrement sur son engagement personnel.

Il finit son livre sur le « comment » en expliquant le fonctionnement du D.A.R.D .  L’idée principale est de fédérer un mouvement de citoyens faisant des propositions concrètes pour 2012. Des premières idées lancées en vrac, puis des tris au fur et à mesure, à l’aide d’experts et d’économistes, pour voir si c’est réalisable. Il devrait en sortir une série de propositions qui sera présenté aux deux candidats restants et leur demander de promettre, heu, non, de s’engager pour les réaliser. Bien sûr, pour cela il faudra un nombre très important de concitoyens impliqués dans le D.A.R.D.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, je rappelle, que c’est la même démarche qu’avait initié Stéphane Laborde avec Electeur + pour les régionales ( test avant les élections de 2012) pour demander à tous les partis s’ils comptaient mettre en place le revenu de vie.

J’en profite ici, si jamais Patrick Sébastien lit ce post, ou tout autre membre du D.A.R.D., je leur conseille de se pencher sérieusement sur le revenu de vie. La proposition est sur cette page du site http://www.le-dard.com/propositions/proposition-2161/ … Un peu l’impression de prêcher pour ma paroisse, mais bon ;-) … Pleins d’autres propositions sont intéressantes sur le site, un peu jetées en vrac pour l’instant, dans l’enthousiasme des participants, et peut-être trop vite transformées en sésame (ce sont les propositions retenues) avec des erreurs manifestes. D’ailleurs je n’ai pas compris ce rôle des experts, à quel moment interviennent-ils ? Et qui sont-ils ? Nous devrions connaître les noms, et surtout pourquoi sont-ils mis à part ? Ne devraient-ils pas être membres aussi ? Ne pourrait-il pas y avoir une véritable collaboration entre personnes maîtrisant certains sujets et les autres ? Certains experts pourraient-ils faire preuve de pédagogie pour aider les autres à comprendre toutes les données d’un problème particulier ? Et les non-experts ne pourraient-ils pas apporter aux experts d’autres points de vue qui leur échappent ? Il y a à travailler dans ce sens à mon avis.

Quant au site, c’est un bon début, mais ce n’est pas toujours simple pour se repérer. Il y a un bon boulot de base de fait, à voir ensuite … qui sont ces personnes qui travaillent sur le site ? Ont-elles besoin d’aide ?

Donc quelques zones d’ombres à éclaircir encore … et certainement d’autres qui apparaîtront en chemin, c’est normal, mais il faut débroussailler au fur et à mesure, sinon, aïe …

Mais, je dis, chapeau, bravo,  à Patrick Sébastien, au moins pour le secouage de plumes, et cette volonté en action pour initier un mouvement de pression, le reste n’étant qu’un pari encore. Il y a des maladresses, il le dit lui-même, et nous pouvons être en désaccord avec certains de ses propos ou propositions, mais il ne tient qu’à ceux qui le désirent de s’investir dans le D.A.R.D. pour faire progresser ce mouvement et tenter d’influencer les prochaines élections. Pourquoi pas ?

J’espère, en ayant parlé de ce livre, que cela vous donnera envie de le lire et même si vous n’adhérez pas au D.AR.D. , je pense que ce livre peut donner envie de se secouer enfin les fesses.

PS : apparemment Patrick Sébastien est invité ce soir 14 mai chez Mireille Dumas pour parler du D.A.R.D …

Le flux nécessaire #loppsi


Identités numériques, identités de vie …

Je publie ce texte que j’ai écrit il y a un an environ.  Je ne change rien, il est tel qu’il avait été écrit. Pourquoi ne pas l’avoir publié à ce moment là ? Je ne sais pas, il me semble me souvenir que je le trouvais excessif …

C’est de plus en plus le flou cette identité numérique. Entre ce qu’il faut faire, pas faire, montrer, pas montrer, conforme, pas conforme, le moi, le toi, le soi, les traces, les surveillants, les surveilleurs de surveillants, les je, les nous, les on, les épiés épieurs, les collectes, les graphes, le su, le caché, les dits, les non-dits, les relations reliées, les reliés des relations, et, et, et … le marché, les marketeurs, les employeurs, les consommateurs, et, et, et … les institutions étatiques, les contrôleurs, les pourvoyeurs, les administrateurs, …, que peut-il bien se dessiner, se projeter sur nos vies numériques et sur nos vies ?

Cela ne serait rien, si ce n’était qu’un jeu, une immense cour de récréation, d’expérimentations qui ne porterait pas à conséquence. Un jeu, où nous pourrions dire « touché coulé » et on recommence la partie, le perdant retrouvant toutes ses chances du départ.
Mais il n’en est pas ainsi, c’est bien de nos vies, de nos libertés d’expression et d’actions de cette vie qu’il s’agit et il y a trop d’occultations ou pas assez dans ce jeu réel.
Normalement, dans un jeu, les règles sont claires au départ, même si il y a des disputes à propos de la règle en cours de route. On se remet d’accord, on change les règles et on continue à jouer. Certains sortent du jeu, n’acceptant pas les règles, mais en général, ils reviennent vite, car rester isolé trop longtemps, c’est pas humain. Ou bien ils forment des cercles parallèles avec d’autres règles que tout le monde connaît et que l’on peut rejoindre à tout instant. Ou bien ils forment des cercles obscurs, les règles du jeu restant cachées, et dévoilées seulement aux cooptés.
Mais en aucun cas, personne n’ignore les règles du jeu qu’il est en train de jouer.

Si les identités numériques sont bien toutes ces relations reliées, une identité seule, cela n’existe pas, alors il devient urgent de connaître les règles. Nous avons le droit de savoir à quoi jouent les Etats et les grandes entreprises.
Que nous le voulions ou non, il y a belle lurette que nos vies dépendent de ces deux entités. Dominants, dominés, vous connaissez la chanson. S’il a paru raisonnable à l’espèce humaine jusqu’à présent d’accepter les règles édictées par les puissants sans broncher, sauf pics révolutionnaires, nous avons peut-être une chance aujourd’hui de définir nous-mêmes les règles, comme dans un jeu, pacifiquement. Le seul hic, c’est qu’il faut passer à l’acte.

Je vais faire Madame Irma, j’ai bien nettoyé ma boule de cristal, voyons voir ce qu’elle nous dit, en gros !

Petit un, je l’oriente avenir pessimiste :

L’Etat devient omniprésent, surveille toutes nos traces, aucun moyen d’échapper à la surveillance totale jusqu’à la puce implantée à la naissance.
Les entreprises contrôlent de plus en plus nos désirs sous couvert de personnalisation, l’instinct grégaire nous pousse à adopter ce que les autres adoptent. Le « parce que je le vaux bien » devient référence généralisée.
Pour subsister à ses besoins primaires, boire, manger, se loger, l’être humain doit sacrifier sa vie entière à l’entreprise. Epié de partout, il ne peut plus exprimer ses doutes, ses rêves, ses colères, il se façonne une image à la mode de l’entreprise, le parfait employé modèle, heureux, épanoui, faux maître de son existence fictive.
« Ne pensez surtout pas, on s’occupe de vous ! » devient l’injonction sous-cutanée qu’on infiltre dans tous les esprits. Des armadas de coach prolifèrent qui croient faire le bonheur des candidats, en les aidant à trouver l’emploi rêvé … par d’autres !

Dans un monde enchanté, numériquement plat, d’un conformisme jamais inégalé, les gens connectés les uns aux autres se contenteront d’être connectés. Je suis connecté aux autres, tout va bien. Et pour résister à la peur, à la méfiance générale, chacun devenant un ennemi potentiel pour l’autre, on fera semblant d’être heureux. Heureux ceux qui le croiront ! Et les exclus par millions de ce grand jeu de dupes, tomberont les uns après les autres dans l’indifférence générale. Hors jeu !

Si nous en arrivons à ce stade, je pense, que la camisole chimique va s’étendre encore plus, au moins pour parer au suicide !

Et le tout dans une planète surpolluée, où 1000 guerres ravagent le cœur des hommes … de révolutions en révolutions matées, jusqu’à l’extinction des feux !

Petit deux, je vois un cul entre deux chaises :

Personne n’est dupe, mais personne ne fait rien. Ca crie, ça gesticule, ça écrit, ça dit, ça hurle, ça conférence, ça philosophe, ça reste entre soi, ça reste dans un même milieu, ça coache, ça psychanalyse, ça psychologise, ça bloggise, ça réseaute, ça sous-réseaute, ça se cache, ça code, ça logiciel libre, ça ce que vous voulez, mais ça ne désobéit jamais. Ca reste soumis, ça ne passe pas à l’acte. Ca reste divisé. Le « je voudrais bien, mais je ne peux point » règne sur Internet. La pensée ne passe pas à l’acte, on continue, écrasés, à payer des impôts pour la dette fictive et l’armement qui fait les guerres, on continue à vouloir réussir sa carrière dans des entreprises qui nous nourrissent mal et nous empoisonnent. On continue à essayer de rendre conciliable l’inconciliable avec les règles de jeux tronquées à la base. On ne change pas les règles, donc on reste les bras ballants à assumer psychiquement cette dichotomie inhumaine. On continue comme avant … mais jusqu’où ? Allez voir au petit un pour la fin ! Non ? Je réitère alors :

Et le tout dans une planète surpolluée, où 1000 guerres ravagent le cœur des hommes … de révolutions en révolutions matées, jusqu’à l’extinction des feux

Petit trois, je l’oriente avenir optimiste (ou utopie ou révolutionnaire):

Les peuples s’éveillent devant l’urgence du piteux état de la planète. Ils ne se laissent plus dicter les choix. Même au bas de la pyramide de Maslow, les employés refuseront de continuer à polluer la planète, refuseront le travail qui ne sert à rien, refuseront le travail qui humilie. Ils exigeront des entreprises de ne plus utiliser les produits polluants, ils exigeront des entreprises que l’humain passe avant les produits ou les services inutiles.
Les financiers, les économistes, les comptables, ne lisseront plus leurs images ternes de parfaits cadres d’entreprises, mais feront tout pour changer les règles comptables qui ne correspondent pas à l’humain. Dans leurs blogs, leur CV, leurs réseaux, ils ne se montreront pas en expert moutonnier concurrent les uns des autres, mais s’allieront tous pour refuser les emplois des entreprises vieillissantes et destructrices de valeurs humaines. Ils exigeront le changement et le changement se fera.
Les managers, cadres dirigeants, s’uniront avec les employés d’usine, de bureau, et toutes les petites mains et les grandes, refuseront de continuer à travailler dans les conditions actuelles. Ils s’exprimeront dans les réseaux, obligeront les syndicats à se réformer, obligeront les entreprises à revoir leur projet. D’un bout à l’autre de la chaîne, d’un bout à l’autre du monde, tout sera revu sous l’angle fraternel.

Les chefs d’entreprises, surpris au début, se rallieront ensuite dans le mouvement général. Heureux, ils déborderont aussi d’ingéniosité pour trouver les solutions pour un monde viable et équitable.

Les citoyens ne participeront plus aux jeux des partis politiques qui ne pensent qu’aux élections prochaines, ils feront eux-mêmes la politique.

Des vrais boycotts se mettront en place, avec chaque fois des propositions concrètes et des actions pour renverser l’ordre économique, le désordre écologique, l’esclavagisme imposé pour des miettes de pain.

Il y aura toujours des armadas de coach ou plutôt de leaders éclairés, mais ils ne sont plus politiquement corrects. Ils ne parlent plus de carrière à réussir, de concurrents à évincer, du meilleur du meilleur, mais ils parlent de regroupement, de groupes de pressions, de réflexions, d’employés soudés, cadres ou pas cadres, ils parlent de changer le monde, au grand jour, à la face de tous ! Ils aident au changement, avant d’être vous-mêmes, soyez humains, humains dans un monde rond qui ne peut s’étendre à l’infini. Ils parlent de prendre soin du vivant, ils parlent d’un monde non brevetable, de ressources libres gérées avec soin, pour tous, ils disent « osez exprimer votre malaise », « osez faire des propositions », « osez critiquer vos entreprises, vos gouvernements », « osez vos pensées en accord avec vos actes » « n’ayez pas peur de perdre votre emploi », « n’ayez pas peur de ne pas trouver d’emploi », « si les emplois ne vous correspondent pas, créez les », « Ne vous soumettez plus, relevez la tête », « la nature n’est pas extérieure à vous, vous êtes la nature » « N’enviez pas les puissants, ils sont humains comme vous », « Les puissants ne pourront rien contre un peuple qui se lève », « et les fils et filles des puissants vous rejoindront, la liberté est contagieuse »

Et ils diront encore :
« Organisons-nous, créons les réseaux nécessaires, décentralisés, partageons nos données, apprenons à apprendre », « Dénonçons ceux qui nous traquent, qui nous profilisent, qui nous soupèsent comme un poulet engraissé », « Dénonçons les fausses campagnes marketing qui servent à mieux polluer notre environnement et nos esprits », « désobéissons, continuons à partager la culture, tous les savoirs et partageons nos biens » « Osons être humains sur Internet et ailleurs »
Et ils diront aux jeunes surtout :
« Ne vous laissez pas mener comme un troupeau à l’abattoir », « Arrêter d’admirer les stars et de vouloir être quelqu’un de faussement important », « vous êtes déjà importants, vous êtes en vie » « tout est à faire, tout est à inventer, vous pouvez le faire avec tous les autres aussi importants que vous » « prenez en main vos vies et les données de vos vies »

Et ce qu’ils diront, ils le feront ! Plus de paroles en l’air ! Ils n’auront plus peur de désobéir, ils n’auront plus peur de refuser ce qui empiète sur la vie, ils oseront ne plus prendre l’avion par refus des contrôles biométriques, ils oseront parler avec les sans-grade, ils oseront soutenir en masse ceux qui refusent qu’on leur stocke leur ADN, ils oseront lutter, ils oseront le troc de leur confort pour plus d’humanité. Ils oseront la révolte pacifique en refusant. Ils oseront marcher vraiment pour contrer la misère, contrer les guerres. Et ils oseront proposer et mettre en action sans compromission.

Et je vois un monde à l’œuvre qui se redresse petit à petit, qui réinvente les règles du jeu, ouvertes, libres, un monde qui prend le chemin de la vie, un monde qui n’a plus peur.

Petit quatre, et moi, miroir que vois-tu pour le futur ?

Je me vois oscillant entre le petit deux et le petit trois. Le petit un, non merci, je meurs avant.
Comme Narcisse, je vois mon image trouble dans l’eau, comme une identité numérique cubiste, pour remettre un peu de poésie dans mes points de vues, mes angles d’approche et mes lignes de fuite.
Et je n’aurai aucune envie de les rassembler, juste les laisser exister, avec les replis d’ombre, les froncements, les extensions, les délires, les impossibles et les possibles. Et cette image n’est pas fixe, elle bouge à chaque seconde, comme un cœur qui bat avec les autres cœurs qui battent. Un peu entre deux chaises et un peu insoumise, le cœur balance. Et puis petit à petit, je m’éveille et je n’ai plus peur, je serai définitivement dans le petit trois.

Vidéo : The money fix

Un documentaire très clair et très bien fait pour comprendre la création monétaire et les nouvelles monnaies qui commencent à fleurir un peu partout :

The money fix

Atelier d’écriture chez Ted et eux

J’ai participé à la 1ère session et je compte bien continuer. Une nouvelle inspiration nous attend pour la seconde session avec des débuts de phrase à choisir pour continuer l’histoire. Merci à Thierry do Espirito d’avoir lancé cet atelier. Je trouve stimulant pour l’écriture d’avoir un sujet surprise sur lequel l’imagination peut s’envoler.

A ceux qui aiment écrire, n’hésitez pas à participer !

PS : je remettrai au fur et à mesure mes textes dans la partie fabliaux

Community manager

Depuis cet été, on parle partout de ce nouveau métier « community manager » et tout le monde (enfin, heu, les 2.0 aficionados) s’excite, enfin, un super métier que voilà. Mais c’est quoi au juste … ben, tout simplement, le plus vieux métier du monde … promouvoir le produit ! N’importe quel produit, la question, n’étant pas là … la dernière lessive qui lave plus blanc que blanc, comme le disait notre cher Coluche, pas de problème, le community manager s’en occupe. Il est cool, il est communautaire, il discute avec le client, super ! Ouah, on en parle sur Facebook, sur Twitter, ouah … Quelle évolution !
C’est certain qu’à l’aube de 2010, c’était vraiment le métier qui nous manquait ! On va révolutionner les entreprises avec ça, mais oui … c’est 2.0 !
Mais il ne vient à l’idée de personne, en ces temps bizarroïdes que nous vivons, qu’il serait peut-être bien de réfléchir aux produits ? Non ?
Vraiment, la dernière crème anti-ride pouêt-pouêt, est d’une si grande importance pour notre avenir ? Vraiment, la dernière voiture haut de gamme, que nous concocte nos chers constructeurs automobiles, bien polluante encore, est indispensable ? Vraiment, toutes les poudres de perlimpinpin vendues dans le monde, ça vous plaît ?

Si oui, bien, continuons, comme ça ! Si, si … C’est parfait !

Mais je peux vous dire que j’avais un autre espoir, avec l’entreprise 2.0, j’espérais des salariés, des patrons et des clients qui réfléchissent ensemble, j’espérais une réelle prise de conscience de la gravité dans laquelle nous sommes et j’espérais que l’on s’accorde du temps à penser aux produits vendus, de quoi avons-nous réellement besoin, en partant de l’être humain avant tout. Nous, sociétés humaines, que pouvons-nous faire ensemble pour un futur soutenable et équitable ? Je sais bien que le nerf de la guerre des entreprises est la rentrée d’argent, mais ce n’est pas antinomique avec un bon produit.

Community manager chez Tartempion pour vendre du jambon reconstitué, et bien, je vous souhaite bon courage ! Si vous réussissez à créer des communautés 2.0, à coup de cadeau, de lien sponsorisé, de buzz autour d’une vidéo hilarante avec le cochon qui rigole, tant mieux pour vous, mais ne comptez pas sur moi !